Pourquoi c’est cataclysmique d’être une blogueuse dilettante

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( dramatic pause )

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Dans « cataclysmique », y a le radical CATA. Ça donne le ton. Je suis en plein drame apocalyptique qui fait des nœuds au cerveau. Mais que fait Batman ? J’aurais aimé enchaîner mes publications de blogging avec un méga giga top papier inspirant, mais je commence par une pause – le fameux « Ok, but first… » de rigueur – parce que faut quand même que je vous raconte pourquoi il n’y a toujours pas de NEWS sur ce satané blog.

C’est pas tout à fait dans l’ordre logique des choses quand on lance un blog, mais vu que j’ai la tête à l’envers, les idées qui fusent sans jamais se fixer, le virus de Candide incrusté dans mon ADN, j’ai cru qu’une fois lancée en orbite, ça passerait crème, ce serait facile d’être blogueuse ! Que ça filerait comme une comète. Que j’allais vous pondre des super papiers sur ma drôle de vie, mes inspirations, mes addictions, mes pépites éco-friendly, mes idoles chéries…

Ha bah non en fait !

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On me souffle dans l’oreillette que ce n’est pas du tout comme ça que ça se passe, ma vieille ! Parce qu’être blogueuse, ça veut dire être STRU-CTU-RÉE. Établir un planning éditorial. Télécharger HootSuite pour synchroniser ses réseaux sociaux. Poser son cul 2 minutes sur une chaise avec son « bullet journal » pour réfléchir aux prochains sujets. Et surtout, j’insiste, SURTOUT : prendre le TEMPS d’écrire. La base quoi. Comme les écrivains qui s’imposent des plages horaires d’écriture quotidiennes. Et moi, le temps, je cours après voyez. J’ai un boulot à temps plein. Deux petits gones montés sur pile. Un amoureux à bichonner. Des amies qui comptent sur moi. Une famille format tribu. Une vie qui file à toute blinde. Je suis plutôt du genre évaporée, bohème, futile. Je me perds dans ma galaxie étoilée. Je me sens comme un doux désastre dans le tourbillon de la vie, une vieille carlingue qui aurait perdu de sa superbe. Une Eleanor décatie.

J’avais envie de vous parler de tellement de choses que j’ai tout entamé et rien finalisé :

  • Voir la vie en « euse » qui ferait bondir ma copine Lolo
  • Pourquoi j’aime d’amour… Margaux Motin, Sophie Garric ou Bérangère Haegy (my sweet Blondie)
  • La belle histoire de… Picture, Philemon 1889, la Love Box ou EIR
  • Les dix films à voir avec son coloc’ in love (tellement fun)
  • La joaillerie éthique en 10 basiques
  • Les 10 mantras qui me collent à la peau
  • Mon addiction aux tattoos minimalistes
  • Pourquoi il faut toujours faire une bucket list…
Des idées, j’en ai à n’en plus finir.

Mais à force de me poser des questions sur le pourquoi du comment vous allez le prendre, aimer ou détester, faire un stop ou passer votre chemin, je fais du sur place. Et les idées restent scotchées dans mon « pense (pas) bête ».

Je les admire tous ces blogueurs…

… qui arrivent à publier un papier par jour, se répandent quotidiennement sur Facebook, Instagram ou YouTube avec des posts, des photos et des vidéos de génie. Rassemblent des communautés de centaines, de milliers voire de dizaines de milliers de personnes autour de leurs aventures passionnées. Mais ils dorment quand ? Quelle organisation ça demande toute cette assiduité à conquérir les autres… Les intéresser, les captiver, les émouvoir.

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Je comprends mieux aujourd’hui pourquoi certains en ont fait leur métier et gagnent leur vie avec un concept qui était à l’origine un hobby. Je comprends mieux aujourd’hui tout l’intérêt que suscitent le storytelling, le personal branding, les codes à appliquer pour réussir à créer une communauté sur les réseaux sociaux. Je comprends mieux la nécessité d’intégrer certains outils précieux pour se faire connaître. Même si mon objectif n’est pas de me faire remarquer. A 38 ans, j’ai juste envie de m’éclater. Mais, apparemment, être soi ne suffit pas.

Plusieurs fois en moins d’un mois, je me suis surprise à me dire que j’allais laisser tomber. Que ce que je postais n’intéressait finalement pas grand monde. Alors à quoi bon ? Autant profiter de la vie sans se poser de question. Je suis un être spontané. J’aime la légèreté. Je n’ai rien à prouver. Pourquoi m’imposer des règles que de toute façon je n’ai pas envie de suivre.

Alors au diable les moules à tarte !

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Si je dois être une quiche, j’aurais une recette unique. Je vais continuer à tracer mon p’tit bout de chemin comme je le sens, à l’instinct, sans dénaturer qui je suis, tout en essayant de construire une identité qui me ressemble et vous parle. Je vais avancer mes billes en mode dilettante, toujours, parce que je ne sais pas faire autrement, sans me mettre la pression. La pression, il vaut mieux la boire que la subir, non ! Une petite comète intergalactique qui relie nos galaxies. Un pas de plus vers la conquête du bon équilibre entre lâcher prise et tenir bon (tiens, ça ferait un bon sujet ça !).

1 Comments

  1. Sarah says:

    Génial! Go! Go! Go!

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