(Almost) candide – C’est pas la taille qui compte, c’est le goût

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*Petit précis cul-inaire en zone d’influence*

Là tout de suite, vous devez vous demander : « Mais, qu’est-ce qui lui passe par la tête ?! Elle est franchement culottée la meuf avec son titre limite limite ! » Nan, nan (enfin à peu de choses près), j’ai juste détourné une expression coquine pour capter votre attention. Bref. J’ai utilisé une métaphore. « Mais pourquoi ? » Parce que je veux vous montrer comment on peut tous être touché, saisi, harponné par une mignonne technique de drague, souvent exécutée par les influenceurs. Vous savez, ce truc mystérieux qui nous pousse à liker, cliquer, suivre, consommer… parce que ça nous parle ! Alors, je vous ai donné envie de me consommer ? Plutôt bien trouvé mon déclencheur émotionnel, hein ? Dites-moi que j’ai provoqué une réaction dans votre hémisphère droit. Bande d’obsédés ! Allez, remontez vos braguettes, ajustez vos décolletés. « What did you expect ? » J’ai l’air d’une blonde avec des gros nichons et le cul parfumé à la vanille ? C’est pas l’heure du goûter. « Mais c’est de la manipulation, ton truc ? » Oui… et non. C’est toute l’affaire de mon pitch : ça dépend du goût qu’on lui donne. Vous me suivez ? Je vous explique.

Faut pas se voiler la fesse

On est tous influencés. « T’es gonflée ! Et notre libre arbitre alors ? » Hé, minute papillon, j’ai pas fini d’écrire. Ça prend du temps de tourner 7 fois ses doigts au-dessus du clavier avant d’envoyer du lourd. Je vous le fais à l’instinct ce papier, faudrait pas me prendre pour une professionnelle de l’influence, non plus ! Puis j’ai pas le flow d’une femme fontaine, moi. Bref. Trêve de bavardages. J’ai pas dit qu’on était tous influençables, les gars. J’ai dit qu’on était tous influencés, nuance. Je saiiiis… Vous allez me dire « What ? Elle est où la nuance, chez Christian Grey ? » Hum, bien tenté le jeu de mots déplacé, mais on n’est pas là pour faire du sale, nom d’une pipe en bois ! C’est simple (enfin de mon point de vue un peu fêlé) : je pars du principe que même si on est placé sous perfusion d’incitations incessantes, shootés aux pilules du bonheur consommable que nous injectent les influenceurs sur nos murs virtuels H24 pour acheter du clic, on a toujours le choix de se laisser influencer. Allez, avouez-le qu’on les aime bien ces messages évocateurs qui viennent s’imprimer inconsciemment dans notre cerveau pour provoquer une petite explosion saine et jouissive ! Pis, on n’est pas non plus obligés de s’enfiler 19 cm de plaisir à chaque fois, non ?! Certes, plus c’est long, plus c’est bon, mais franchement, ce qu’on veut, c’est que ce soit intense, pas parfait. On s’fout pas mal du prince charmant, nous ce qu’on attend la nuit, c’est le loup. L’influence, finalement, c’est rien que du trafic d’orgasmes intellectuels.

L’influence, ça doit nous mettre l’eau à la bouche

Comme s’envoyer en douce une seule et unique lichette de Nutella, parce qu’avaler tout le pot, ça relève du cauchemar érotique, voyez. L’influence, quand elle est bonne et bien roulée, c’est une gourmandise qui nous remplit de bonheur. C’est pas la taille de sa baguette magique qui compte, c’est l’effet qu’elle provoque. (D’ailleurs y a beaucoup de micro-influenceurs qui se révèlent super doués en la matière.) L’influence, ça doit être délicieusement positif. Ça doit nous mettre l’eau à la bouche. Ca doit nous inspirer, à défaut de nous aspirer, nous faire rêver, nous pousser à passer à l’acte, à prendre des risques, à oser. L’influence, ça doit être profond. Ca doit venir du cœur. Ça doit avoir du sens. Ça doit donner l’exemple. Ça doit avoir le goût « feel good » de la sérendipité. Et plus c’est poétiquement grossier, drôle ou décalé, plus c’est parlant et amusant, plus c’est efficace. « T’as pris du crack, c’est ça ? » Je sais bien que j’essaie de vous faire du Guillaume Meurice mais quand même, de là à dire que je suis « sous influence » faudrait pas pousser mémé dans les orgies !!! J’suis vraiment indignée de fond en comble là.

Passons aux choses sérieuses

Si on est tous influencés, on est forcément tous influenceurs. « Ah vraiment ? C’est pas réservé aux kids de l’influence digitale ? » Ben, je vais pas vous dire qu’on peut influencer 1 000 000 de personnes en claquant des doigts (sauf si on s’appelle Pamela Anderson et qu’on a une forte poitrine). J’suis brune, parlez-moi normalement ! Mais, tiens, prenons Forrest Gump, le mec est un pur produit de l’influence inconsciente, positive et bienveillante. Dans le film de Zemeckis, il influence le célèbre pas de danse d’Elvis Presley et l’inventeur du t-shirt « Smiley Face » complètement à l’insu de son plein gré ! Et, c’est sous l’influence de son pote Bubba, mort au Vietnam, qu’il devient millionnaire en vendant des crevettes. Des crevettes ! Comme quoi, la vie c’est vraiment comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Ben l’influence, c’est pareil. Quand elle est bonne, suffit de la laisser s’immiscer pour prendre son pied.

« Hé grosse, t’es sérieuse ?! C’est juste des concours de circonstances, ta théorie ! Puis c’est de la pure fiction… » Nan, nan. C’est encore plus vrai IRL (In Real Life pour les nuls, dans la vie réelle en bon français) ! Il ne vous est jamais arrivé de découvrir que vous aviez glissé une petite bombe à retardement dans l’esprit d’un pote ?

Mystères et boules de gomme

Dans ma galaxie étoilée, l’influence, ça tient de la loi de l’attraction. De l’intention qu’on insuffle dans ce qu’on dit et ce qu’on fait. Des hasards de la vie qui ne sont rien d’autres que des rendez-vous. En astrologie, influencer signifie « exercer à distance une action mystérieuse ». On n’a pas conscience du pouvoir d’influence que chacun d’entre nous a entre les mains. Oui, bon, je sais, vous allez encore dire que je dérape, que je suis complètement crackpot … Ok. J’assume. Puis, si mes défauts ne vous plaisent pas, j’en ai d’autres, bordel à chiottes de casse-noisettes ! Et comme le disait Einstein : « La logique vous conduira d’un point A à un point B, l’imagination et l’audace vous conduiront où vous le désirez ».

 

« Structure ton délire, s’il te plaît ! »

Mon délire, là tout de suite, c’est de vous amener à émettre la possibilité qu’on est tous connectés, reliés, sous influence les uns des autres. Et combien, souvent, un mot futile, un conseil en passant, une idée en l’air, une rencontre improbable, une phrase dans un livre, un bout de conversation capté, une chanson à la radio, une citation sur Facebook, une photo sur Instagram, un sourire parfois… peuvent devenir l’objet d’une influence incroyable et être des leviers d’action pour les autres. Pourquoi il n’y aurait que la lune qui influencerait les marées, hein ?! S’envoyer en l’air influence bien notre taux d’ocytocine…

Pardon my french, j’ai la bouche indisciplinée. Décidément, ce papier part en brioche. Je me suis trop laissée influencer par la pression socialo-personnelle que je me suis auto-infligée pour pondre ce petit précis original intellectuellement dégingandé. Oui, parce qu’on s’auto-influence aussi, mais c’est un autre sujet.

Bon, maintenant qu’on s’est bien sucrés le bec, je vous emmerde avec le cœur mes petites comètes. Et n’oubliez pas : follow me pour la vie !

 

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