(almost) 40 – chroniques d’une adulescente – part. 3

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« Mieux vaut être giflé par la vérité qu’embrassé par un mensonge »

Quand j’y pense, j’en ai encore la joue qui picote.

Pas d’avoir été trahie. Ça non.

La claque m’a sauvé la vie.

Mais de m’être égarée, perdue de vue, « enduite » d’erreurs bien pensantes, tout ça pour satisfaire une loyauté indicible, tout ça pour rentrer dans le moule. (quelle tarte)

Le mental est tellement fort pour amadouer notre ego que je me persuadais d’être à ma place alors que toutes mes cellules bataillaient pour me prouver le contraire.

La confusion entre l’ego/« fausse personnalité » et sa vraie nature produit une illusion qui prive ceux qui en sont prisonniers d’une vraie liberté et les enchaîne à des schémas de souffrance (égocentrisme, orgueil, vanité, amour-propre, « perception erronée du monde »).

Je faisais ce que je pensais qu’on attendait de moi. (bonjour tristesse)

J’avais enroulé ma dignité dans une boule de papier froissé.

J’étais toujours too much ou pas assez. (évidemment)

Je tombais systématiquement à côté.

Je ne m’autorisais pas à être « juste » moi.

(heureusement que ma petite voix a gardé la foi)

Ça peut paraître étrange, mais je savais inconsciemment que ça ne finirait pas comme ça.

D’un côté, il y avait la soumission autodestructrice du « je dois ». De l’autre, le timide mais persévérant « je suis ».

(j’vous raconte pas la baston, une châtaigne par-ci, un uppercut par-là… heureusement que j’ai vu tous les Rocky)

On a toujours le choix de sortir ou rester dans sa propre cage.

« Vous êtes maître de votre vie, et qu’importe votre prison, vous en avez la clé. » – Dalaï Lama.

Parfois, on a juste besoin d’une petite claque de la vie pour trouver la clé. Quand tes tripes te font savoir que c’est une question de survie, tu fracasses la serrure, tu t’accroches fort à l’élastique et tu sautes dans le vide sans réfléchir. C’est exaltant et complètement flippant en même temps ! (je crois que c’est là que la schizophrénie a commencé)

Tu laisses parler ton instinct. (enfin !)

Tu dis merde à ton mental. (qu’il aille balayer la plage)

Tu te contre-branles du regard des autres.

(y paraît que plus tu t’en fous, plus t’es heureux)

Tu laisses Furiosa prendre le contrôle.

Tu te sens comme Beyoncé déhanchant son booty shake légendaire ! (who run the world ? girls…)

T’as le Mojo. T’es dans le flow.

Ça, c’est pour l’état intérieur, hein.

(ma vie est un cadavre en réanimation)

L’état extérieur de ma vie à ce moment-là est beaucoup moins glamour étant donné le bordel intersidéral que je viens de provoquer.

J’ai l’étrange impression d’être dans un sas de décompression.

Portée par une petite héroïne complètement shootée à la liberté. Rattrapée par la vie, la vraie et sa A-list de devoirs à se palucher, et pas que ceux des enfants !

(c’est ça être une adulte responsable, non ?!)

Schizophrénique.

Mais, je ne regrette rien.

Hein, Edith ?!

Non, rien de rien, non, je ne regrette rien
Ni le bien qu’on m’a fait, ni le mal
Tout ça m’est bien égal
Non, rien de rien, non, je ne regrette rien
C’est payé, balayé, oublié, je me fous du passé

Avec mes souvenirs j’ai allumé le feu
Mes chagrins, mes plaisirs
Je n’ai plus besoin d’eux
Balayé les amours avec leurs trémolos
Balayé pour toujours
Je repars à zéro

Non, rien de rien, non, je ne regrette rien
Ni le bien qu’on m’a fait, ni le mal
Tout ça m’est bien égal
Non, rien de rien, non, je ne regrette rien
Car ma vie, car mes joies
Aujourd’hui ça commence avec toi (MOI)

Il est temps de vivre la vie que je me suis imaginée.

Promesses à moi-même :

  • Ne plus jamais (jamais, jamais, jamais) me faire de promesse insensée. (la lourde)
  • Ne plus jamais mettre la clé de mon bonheur dans la poche de quelqu’un d’autre.
  • Vivre au présent.
  • Savourer l’instant.
  • Un jour après l’autre. (chaque jour est une nouvelle opportunité de recommencer à zéro)
  • Ne plus faire de concession. (apprivoisable parfois, domptable plus jamais)
  • Ne faire que ce qu’il me plaît. (hé, c’est la vie, pas le paradis)

« Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre. » – Steve Jobs

  • Apprendre à voler. (F.L.Y. – first love yourself)
  • Apprendre à s’aimer. (je propose de créer le « More Self Club », ça vous tente ?!)
  • Ne rien attendre des autres. (y en a qui sont morts comme ça)
  • Sortir de ma zone de confort et me libérer de tous mes carcans.

(ainsi soit-il)

« La liberté n’est pas l’absence d’engagement, mais la capacité de choisir » – Paulo Coelho.

J’ai choisi le droit d’être moi-même. Comme une évidence après 15 ans de silence à me détruire pour mieux me connaître.

Je me suis endurcie. Même si sous la nouvelle carapace que je me suis confectionnée, ça palpite en chansons.

J’ai enroulé mon cœur à nu dans du papier bulles, pour me permettre de les éclater doucement quand le temps sera venu.

J’ai ouvert les yeux dans le noir et j’ai rallumé une à une toutes les étoiles.

J’ai retrouvé mon âme d’aventurière papillonne.

Ce n’était pas une mince affaire. Mais ça valait le coup. Surtout quand ma mère m’a dit, dans un passage d’anges heureux : « J’ai enfin retrouvé ma fille ».

(sous-entendu : « je te l’avais dit, cordialement. Ton intuition »)

On la remercie.

C’est difficile à accepter, mais parfois, la meilleure façon de convaincre une personne qu’elle se trompe, c’est de la laisser suivre son propre chemin. Sans lui lâcher la main.

J’ai surtout appris qu’il faut d’abord s’aimer soi-même pour pouvoir aimer les autres. Que l’amour de soi n’est pas de l’égoïsme, mais la seule façon d’accepter d’être parfaitement imparfait.

En apprenant à s’apprivoiser avec tous les petits défauts qui font notre singularité.

(flawsome (adj.) : an individual who embraces their « flaws » and know they are awesome regardless)

En trouvant la bonne paire de baskets qui nous fera claquer le macadam dans un moonwalk déjanté.

(sous les pavés, la plage)

En s’autorisant à rêver les yeux grands ouverts.

La meilleure façon de réaliser ses rêves, c’est de se réveiller. Je me suis réveillée tard (très tard même) mais aujourd’hui je me lève chaque jour de bonheur.

Et ça, ça n’a pas de prix.

Part. 4 … soon soon soon

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